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Elisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique à la place de François de Rugy

L’Elysée a rapidement fait son choix : Emmanuel Macron a désigné son actuelle ministre des Transports, la fidèle Elisabeth Borne, pour reprendre en plus le portefeuille aux dossiers brûlants du ministre de la Transition écologique et solidaire démissionnaire, François de Rugy. Portrait.

Emmanuel Macron n’a pas traîné à remplacer François de Rugy, qui a posé sa démission mardi 16 juillet. Le soir même, l’Elysée a annoncé dans un communiqué nommer l’actuelle ministre des Transports Elisabeth Borne, nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle conserve son portefeuille des Transports.

Différence notable par rapport à son prédécesseur : elle ne disposera pas du statut de ministre d’Etat, supérieur au niveau protocolaire à celui de ministre.

C’est donc elle qui héritera, entre autres, de la tâche de défendre devant le Sénat la loi Energie-Climat. Mais aussi d’autres dossiers chauds : action climatique, Montagne d’Or, nucléaire, glyphosate…

En première ligne sur le projet de loi d’orientation des mobilités

Elle est déjà rodée en partie à l’exercice. En novembre dernier, Elisabeth Borne avait présenté en Conseil des ministres, aux côtés de François de Rugy, le projet de loi d’orientation des mobilités. Beaucoup d’avancées pour le transport au quotidien et les nouvelles mobilités, mais quelques renoncements. Une semi-victoire : après un premier passage à l’Assemblée nationale en juin, le texte devra repasser devant les députés et sénateurs en septembre suite à l’échec d’une conciliation en commission mixte paritaire début juillet.

Une spécialiste des transports et des équipements

Avant d’être nommée ministre des Transports en mai 2017, Elisabeth Borne était PDG de la RATP depuis deux ans. Elle y avait poursuivi les deux chantiers du futur pour les transports publics parisiens : le Grand Paris et le plan Bus 2025, qui doit permettre de passer l’ensemble de la flotte de bus à l’électrique (80 %) et au biogaz.

Cette ancienne polytechnicienne a débuté sa carrière en 1987 au ministère de l’Equipement, avant de devenir secrétaire générale du Schéma directeur d’Ile-de-France, puis d’entamer sa première expérience en entreprise chez Adoma (1993-1996), les ex-foyers Sonacotra. Elle intègrera ensuite le cabinet du Premier ministre Lionel Jospin durant le quinquennat de Jacques Chirac, avant un retour en entreprise comme directrice de la stratégie de la SNCF(2002-2007). Passée ensuite directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris jusqu’en 2013, elle avait finalement rejoint la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, comme directrice de cabinet durant un an.

Garder sa « liberté d’esprit »?

Anne-Marie Idrac, qui l’a connue quand elle présidait la SNCF, était dithyrambique lorsque L’Usine Nouvelle avait réalisé le portrait d’Elisabeth Borne (à retrouver ici). Elle louait « un esprit très novateur. Ce que j’apprécie le plus chez elle, c’est sa liberté d’esprit au service de ses convictions bien affirmées ». A la nouvelle ministre désormais de trouver le ton juste, dans les pas de François de Rugy mais aussi… d’un certain Nicolas Hulot.

www.usinenouvelle.com

Image : © Dahmane – L’Usine Nouvelle

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