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1000 km bientôt équipés de panneaux photovoltaïques en France

La France prévoit de construire 1000 km de routes équipées de panneaux solaires photovoltaïques afin d’alimenter en électricité des dizaines de milliers de personnes dans les 5 prochaines années. La solution : un fin panneau solaire de 7 millimètres baptisé Wattway, produit par Colas et sur lequel, les véhicules pourront circuler sans soucis par tous les temps.

Selon Colas, le fabricant de ce système, un kilomètre de route équipée de panneaux Wattway permettrait à une ville de 5000 habitants de se fournir en électricité publique et une vingtaine de mètre carré de ce système suffirait à alimenter un foyer. De plus, les frais d’installation semblent réduits puisqu’il suffit juste de coller les panneaux sur une route déjà existante. Existe-t-il des projets similaires ailleurs qui ont porté leurs fruits ? 

Florent Detroy : Il existe effectivement plusieurs projets similaires, développés en Europe et aux Etats-Unis. Les Pays-Bas testent actuellement un système de piste cyclable photovoltaïque. Il s’agit d’une route composée d’un revêtement en verre, qui recouvrent lui même un revêtement photovoltaïque. Aux Etats-Unis, le ministère des transports et l’administration fédérales des autoroutes ont lancé depuis la fin des années 2000 une réflexion sur le sujet. Ils ont récemment financé un projet de route panneaux photovoltaïques protégée par une couche de verre.

Le projet est doublement inventif, puisque ses concepteurs ont ajouté une couche de LED. La route pourrait ainsi produire de l’électricité, chauffer la surface ou encore diffuser des messages de sécurité routière. En prime, les matériaux utilisés sont recyclables. Mais ces projets sont encore tous en phase de tests. Au Pays-Bas, les tests ne concernent encore que quelques dizaines de mètres de pistes cyclables, et le projet américain est encore dépendant du financement participatif.

En France, la filière de l’énergie photovoltaïque demeure un secteur marginal (1,1 % de la production nationale en électricité en 2014) en dépit d’un certain potentiel. Pourquoi pas plus de projets sont lancés dans le domaine ? 

Tout le problème tient au prix actuel de l’énergie. En France, les prix sont particulièrement bas. L’énergie nucléaire est vendue 42€ le MWh, alors que l’énergie solaire tourne autour de 70-80€ au prix du marché. C’est ce qui explique que l’énergie solaire se développe dans certains pays possédant des ressources en électricité solaire moindre, dans le nord de l’Europe par exemple, mais où l’énergie est plus chère. De manière plus générale, sur les marchés libres, les prix sont très bas, car il y a une abondance d’électricité actuellement en Europe. Le développement du solaire dépend aussi du soutien financier de l’Etat.

Dans le futur, un tel projet pourrait-il prendre plus d’ampleur et se coupler aux voitures électriques pour leur fournir de l’énergie en direct ?

La France ne manque pas d’électricité pour recharger ses voitures électriques. Un des freins au développement de la voiture électrique tient plutôt à l’autonomie des batteries ou aux capacités de rechargement rapide des voitures. Pour l’instant le temps de recharge des modèles S de Tesla prenne plus de 10 heures sur des prises standard. Actuellement plusieurs pays réfléchissent à utiliser la route pour recharger les véhicules électriques pendant qu’ils roulent. Cela participe à faire évoluer la fonction de la route. La technologie développée en Corée du sud et en Angleterre notamment consiste à installer des systèmes de rechargement par champs magnétiques sur des routes dédiées. La Corée du sud teste ce système sur des bus depuis 2013. Reste que l’amélioration de l’autonomie des batteries et des rapidités de chargement vont tellement vite que la problématique du rechargement sur route risque de se résoudre par elle-même.

Source : www.atlantico.fr

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